„chez soi“ Malerei auf Papier, 82 cm x 100 cm, 2020

CHEZ SOI

Une exposition du 7 mars au juli 2020 à la librairie Torcatis à Perpignan

Dans les années 1970, 80, 90, quels livres ont beaucoup compté pour vous ou vous ont aidé à prendre des décisions essentielles?

Cette époque a été marquée par les événements de 1968 et l’émergence du mouvement des femmes. Elle a redonné de l’attrait à la vie à la campagne, et, dans un même temps, elle a inspiré scientifiques, enseignants, artistes, dramaturges, cinéastes, musiciens et écrivains en les incitant à adopter une attitude expérimentale par rapport à leur propre vie.

„chez soi“ Malerei auf Papier, 82 cm x 100 cm, 2020

Sophie Johanna Kaiser a posé cette question à dix femmes en Allemagne et en France. Les recherches menées en Allemagne ont abouti à 94 titres ou auteurs couvrant un large spectre d’ouvrages (livres pour enfants, romans, documentaires, publications sur l’histoire, la politique, la psychiatrie, principalement du XXème siècle). Pour la partie française du projet, une présentation aura lieu à la librairie Torcatis à Perpignan à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Outre sa curiosité pour les oeuvres littéraires qui ont été retenues par les femmes ayant participé au projet, l’artiste s’est intéressée aux espaces dans lesquels elles aiment lire.

„chez soi“ Malerei auf Papier, 100 cm x 120 cm, 2020

Ce sont des lieux qui offrent protection, paix et détente, où de nouvelles pensées, idées, ou même travaux, émergent ou ré-émergent. Elle a rendu visite à ces femmes chez elles et a créé des oeuvres en grand format sur papier, en essayant de saisir aussi bien  la situation spatiale que l’atmosphère des lieux.

„chez soi“ Malerei auf Papier, 82 cm x 100 cm, 2020
„chez soi“ Malerei auf Papier, 100 cm x 120 cm, 2020
„chez soi“ Malerei auf Papier, 100 cm x 120 cm, 2020

L’espace privé des femmes a toujours été et demeure un contrepoids à l’espace public dans lequel elles se montrent, agissent et se rendent visibles. A Munich, Sophie Johanna Kaiser soutient un mouvement citoyen qui défend la convivialité, la solidarité, l’ouverture et la tolérance dans la ville, qui crée des lieux de rencontre par des actions dans l’espace public, se bat pour la culture, et permet aux quartiers urbains traditionnels de faire partie de la grande ville. Toits flottants, tapis de plumes volants accompagnent les événements, autant d’objets d’art qui surprennent et ravissent.

La littérature est un espace public particulier sitôt qu’elle est publiée, devenant accessible à tous. Dans le cadre de cette exposition, ces deux éléments peuvent être vus, lus, et entendus.

Photo Credits: Viola Campos

Invitation à tous les amoureux

Vernissage de l’exposition le samedi 7 mars à 18 h,

Présentation effectuée par Pauline raconte l’art

A partir de 20 h concert de « pessoa », groupe de musique féminin.

Chansons sur des textes de

Fernando Pessoa et Marie-Claude Vidal

Exposition 7 mars – juli 2020

(Source wikipedia, sauf indication contraire)

J’ai été “kidnappée” par les livres dans d’autres régions, époques, sociétés, modes de vie. Retour dans le temps ou dans un futur fantastique ou dans des fantasmes extraterrestres. Le regard sur ma propre vie quotidienne m’a permis de prendre des décisions libres et faciles pour “voyager” et changer de monde, très réel.

Emil Ajar

Romain Gary, né Roman Kacew le 21 mai 1914 (8 mai dans le calendrier julien), à Vilna dans l’Empire russe (actuelle Vilnius en Lituanie) et mort le 2 décembre 1980 à Paris, est un aviateur, militaire, résistant, diplomate, romancier, scénariste et réalisateur français, de langues française et anglaise.

Important écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle, il est également connu pour la mystification littéraire qui le conduisit, dans les années 1970, à signer plusieurs romans sous le nom d’emprunt d’Émile Ajar, en les faisant passer pour l’œuvre d’un tiers. Il est ainsi le seul romancier à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, le second prix étant attribué à un roman écrit sous ce pseudonyme.

La Vie devant soi

Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire, en réalité Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Wąż-Kostrowicki, (* 26 août 1880 à Rome, Italie ; † 9 novembre 1918 à Paris) était un poète et écrivain français d’origine italo-polonaise. Avec sa poésie notamment, il est l’un des plus importants auteurs français du début du XXe siècle. Il a inventé les termes d’orphisme et de surréalisme.

En 1912, Apollinaire décide de composer une anthologie des meilleurs de ses textes lyriques précédents, qui s’appellera Eau-de-vie (schnaps). Sur les épreuves de galère déjà terminées, il changea le titre en Alcools et décida peu après d’éradiquer toute ponctuation, ce qui n’était pas tout à fait nouveau à l’époque, mais ne deviendra populaire que dans les années 1920. La critique officielle de 1913, cependant, a évalué négativement l’ensemble du volume lors de sa publication en avril.

Alcools

Louis Aragon

Louis Aragon est un poète, romancier et journaliste français, né probablement le 3 octobre 1897 à Paris et mort le 24 décembre 1982 dans cette même ville. Avec André Breton, Tristan Tzara, Paul Éluard, Philippe Soupault, il fut l’un des animateurs du dadaïsme parisien et du surréalisme. Après sa rupture avec le surréalisme en 1931, il s’engage pleinement dans le Parti communiste français, auquel il a adhéré en 1927, et dans la doctrine littéraire du réalisme socialiste. La défaite de 1940 marque un tournant dans sa poésie, et Aragon se tourne alors vers une réinterprétation de la tradition poétique et romanesque. À partir de la fin des années 1950, nombre de ses poèmes sont mis en musique et chantés par Léo Ferré ou Jean Ferrat, contribuant à porter son œuvre poétique à la connaissance d’un large public. Avec l’écrivaine Elsa Triolet, il a formé l’un des couples emblématiques de la littérature française du XXe siècle. Plusieurs recueils d’Aragon lui sont dédiés, et ses œuvres font souvent références aux œuvres de sa femme.

Margred Atwood

Margaret Eleanor « Peggy » Atwood, née le 18 novembre 1939 à Ottawa, en Ontario, est une romancière, poétesse et critique littéraire canadienne. Elle est l’une des écrivaines canadiennes les plus connues, en particulier pour son roman La Servante écarlate (The Handmaid’s Tale), publié en français en 1985, qui est adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990 et en série télévisée sous le titre The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate en 2017.

Son œuvre se compose de 14 romans, de 9 recueils de nouvelles, de 16 recueils de poèmes et 10 volumes de non-fiction. Ses thèmes de prédilection sont la fiction historique et spéculative, la science-fiction et le monde utopique ou dystopique.

The handmaids tale

Jean Marie Auel

Jean M. Auel (née Jean Marie Untinen, le 18 février 1936 à Chicago, Illinois, États-Unis) est une femme écrivain américaine plus connue sous son nom marital. Elle est célèbre pour avoir écrit une série de romans de fiction préhistorique se déroulant en Europe et mettant en scène des hommes de Cro-Magnon et des hommes de Néandertal : Les Enfants de la Terre. Ses livres se sont vendus à plus de 45 millions d’exemplaires dans le monde.

The clan of the cave bear

Alessandro Barrico

Alessandro Baricco né le 28 janvier 1958 à Turin est un écrivain, musicologue, présentateur de télévision et homme de théâtre italien contemporain.

Baricco est l’auteur de quatorze romans et d’une pièce de théâtre, mais aussi de nombreux essais (littérature, musique, société, philosophie, etc.), recueillis en une douzaine de volumes. La plupart sont traduits en de nombreuses langues (français, anglais, allemand, espagnol, russe, chinois, etc.).

Il a remporté de nombreux prix, dont le prix Campiello 1991 (finaliste), le prix Viareggio 1993, et le prix Médicis étranger 1995.

Ocean mer

Roland Barthes

Roland Barthes né le 12 novembre 1915 à Cherbourg et mort le 26 mars 1980 à Paris, est un philosophe, critique littéraire et sémiologue français, directeur d’études à l’École pratique des hautes études et professeur au Collège de France. Il fut l’un des principaux animateurs du post-structuralisme et de la sémiologie linguistique et photographique en France. Les Fragments d’un discours amoureux est un essai paru en 1977. La structure formelle très particulière et la typographie spécifique à la collection « Tel Quel » épousent le propos qui se veut foisonnant et inter-relié, comme en (é)toile d’araignée. Les différentes notices (« Jalousie », « Bien-être », ou encore « S’abîmer ») qui forment la structure du livre, présentent chacune en marge les références que Barthes appelle pour relayer son propos. Cette œuvre reste une sorte d’ovni dans le champ littéraire consacré à l’amour qui demeure assez restreint. Conjugué à la conférence de Foucault intitulée « Qu’est-ce qu’un auteur ? » publiée en juillet 1969, l’article de Barthes fait l’effet d’une bombe. Jusqu’à leur parution, bien plus tard et dans des recueils posthumes, ces deux textes furent longtemps très photocopiés par les étudiants et utilisés par les enseignants, devenant en quelque sorte le credo du post-structuralisme français.

Les deux textes gagnèrent cette popularité surtout par leur opposition à deux auteurs du XIXe siècle, Gustave Lanson et Sainte-Beuve, critiques dominants dans les études littéraires françaises, qui attachaient une grande importance à la connaissance de l’auteur dans le jugement d’une œuvre. Or, pour Barthes, « l’auteur est mort » : il affirme que « la naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur ».

Fragments d’un discours amoureux

Charles Baudelaire

Baudelaire était un écrivain français et l’un des poètes les plus importants de la langue française. Il est surtout connu pour son recueil de poèmes Les Fleurs du Mal et est considéré comme un pionnier important du modernisme littéraire en Europe. Pendant l’agitation sociale et politique de 1847, Baudelaire devient socialiste ; à l’éclatement de la Révolution de février 1848, il est un révolutionnaire enthousiaste dans les rues de Paris. Avec deux amis, il a fondé un magazine de gauche éphémère et a également été actif ailleurs en tant que journaliste politique. En 1857, à l’âge de 36 ans, Baudelaire publie l’œuvre avec laquelle il va entrer dans l’histoire littéraire : Les Fleurs du Mal, un recueil de 100 poèmes écrits vers 1840, dont certains avaient déjà paru sous forme imprimée, mais maintenant classés par sujet.

Les fleurs du mal

Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir, née le 9 janvier 1908 dans le 6e arrondissement de Paris, ville où elle est morte le 14 avril 1986, est une philosophe, romancière, mémorialiste et essayiste française. En 1954, après plusieurs romans dont L’Invitée (1943) et Le Sang des autres (1945), elle obtient le prix Goncourt pour Les Mandarins et devient l’une des auteures les plus lues dans le monde. Souvent considérée comme une théoricienne importante du féminisme, notamment grâce à son livre Le Deuxième Sexe publié en 1949, Simone de Beauvoir a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

Le Deuxième Sexe

Jeanne Benameur

Jeanne Benameur est une écrivaine française née le 12 juillet 1952 à Ain M’lila en Algérie d’un père algérien et d’une mère italienne. Jeanne Benameur a trois sœurs et un frère. Très tôt, elle écrit « de petites histoires, des contes, des pièces de théâtre », des poèmes. Elle suit les cours du conservatoire d’art dramatique puis elle effectue des études de lettres à Poitiers, où elle suit aussi des cours de philosophie et d’histoire de l’art. Elle est pendant un temps élève du conservatoire de chant. Après l’obtention du CAPES, elle est professeure de lettres : d’abord à Mauzé-sur-le-Mignon, puis en banlieue parisienne. Ce n’est qu’à partir de 2000 qu’elle se consacre entièrement à l’écriture. Elle a publié pour la première fois en 1989 aux Éditions Guy Chambelland des textes poétiques, puis chez divers éditeurs : d’abord chez Denoël en littérature générale, et, depuis 2006, chez Actes Sud. Pour la littérature jeunesse, elle publie aux éditions Thierry Magnier. Elle a été également directrice de collection chez Actes Sud junior pour la collection D’Une Seule Voix et chez Thierry Magnier pour Photoroman jusqu’en septembre 2013. Elle se distingue sur la scène littéraire avec Les Demeurées qui reçoit en 2001 le prix Unicef. Puis, c’est le prix du centre du Livre Poitou Charentes pour Laver les ombres en 2007 ; les prix Paroles d’encre, le prix du Rotary et le prix du Roman d’entreprise pour Les Insurrections singulières en 2011. En 2013, Profanes reçoit Le grand prix RTL-Lire.  Parallèlement à son travail d’écrivaine, elle anime régulièrement des ateliers d’écriture. Ceux-ci tiennent une grande place dans son parcours. Le travail en milieu carcéral avec des jeunes l’intéresse tout autant. En effet, ce lieu a une assez grande importance pour elle car son père a longtemps travaillé comme directeur de prison. C’est un endroit mystérieux qui interroge toujours. C’est sans doute cet environnement qui lui a donné un goût très prononcé pour la liberté[réf. nécessaire]. Elle a également une passion pour les enfants. Elle est d’ailleurs membre d’une association, Parrains par mille, qui vient en aide aux jeunes en détresse.

Les demeurées

Christian Bobin

Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain et poète français. À la fois poète, moraliste et diariste, il est l’auteur d’une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place, mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé.

« Ma vie, écrit-il dans Louise Amour, s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir, fait avec mes lectures ce que les oiseaux par instinct font avec les branches nues des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une brindille bientôt nouée à d’autres pour composer leur nid. »

J orge Luis Borges

Jorge Luis Borges de son nom complet Jorge Francisco Isidoro Luis Borges est un écrivain argentin de prose et de poésie, né le 24 août 1899 à Buenos Aires et mort à Genève le 14 juin 1986. Ses travaux dans les champs de l’essai et de la nouvelle sont considérés comme des classiques de la littérature du XXe siècle. Jorge Luis Borges est issu d’une riche famille argentine et a grandi à Buenos Aires. Son père, Jorge Guillermo Borges (1873-1938), était avocat, professeur de philosophie et de psychologie et auteur d’un roman (Le Caudillo, Palma de Majorque 1921), de divers essais et histoires, d’un drame, d’une traduction de l’adaptation des quatrains d’Omar par Edward Fitzgerald Chayyām et de plusieurs poèmes. L’anglais et l’espagnol étaient parlés au domicile parental (la mère de son père était originaire du Staffordshire), c’est pourquoi Jorge Luis Borges a lu des livres en anglais dans son enfance (dont Don Quichotte d’abord en anglais) de la bibliothèque de son père qui compte plusieurs milliers de volumes. Sa mère, Leonor Acevedo de Borges (née Acevedo Haedo, 1876-1975), est née en Uruguay et était également bilingue : elle a traduit des œuvres de Katherine Mansfield, Herbert Read et William Saroyan de l’anglais vers l’espagnol. Dès le début, elle a promu les intérêts artistiques de ses enfants. C’est ainsi que la sœur de Jorge, Norah Borges, est devenue une peintre importante.

Borges commence l’histoire par le fait qu’il n’existe que des catalogues incomplets des écrits complets de l’auteur (fictif) “Pierre Ménard”. C’est pourquoi une liste des œuvres ” visibles ” suit dans l’ordre chronologique. Le travail le plus important, cependant, est l’invisible – les parties de Don Quichotte. Ménard lui-même, cependant, n’a pas décidé de s’immerger complètement dans le monde de Cervantes pour écrire le Quichotte, comme il l’avait prévu à l’origine. Au lieu de cela, il a décidé de rester une personne du 20ème siècle, lui-même. Bien que le narrateur n’ait trouvé qu’une partie de l’œuvre, il suppose bientôt que le Quijote a été entièrement écrit par Ménard.

Les deux œuvres, celle de Cervantes et celle de Ménard, sont identiques mot à mot. Il existe cependant des possibilités d’interprétation beaucoup plus différenciées pour l’œuvre de Ménard. Alors que la version de Cervantes doit être vue de son temps et du point de vue de Cervantes, la version de Ménard peut être interprétée non seulement à partir de l’interprétation originale mais aussi à partir d’aspects du temps présent, de l’auteur (autre) et d’autres influences.

Louise Bourgeois

Louise Joséphine Bourgeois est née à Paris le 25 décembre 1911 et est morte à New York le 31 mai 2010. Elle est une sculptrice et plasticienne française, naturalisée américaine.

Louise Bourgeois passe son enfance à Choisy-le-Roi où ses parents, Louis et Josephine tiennent un atelier de restauration de tapisseries anciennes. C’est à l’âge de dix ans que Louise est associée aux travaux de dessin et de motifs sur les tapisseries. Son enfance est rythmée par des traumatismes, ce qui aura une grande influence sur ses créations.

Elle commence par des études de mathématiques à la Sorbonne mais décide de changer de voie en 1936. C’est alors qu’elle entre aux Beaux-Arts, fréquente l’Académie Ranson ainsi que l’école du Louvre avec des professeurs comme Fernand Léger ou Paul Colin. En 1982 elle publie “Child Abuse”, une rétrospective de son œuvre avec des photos de son enfance qui lui confèrera une dimension internationale.

Child Abuse

Jaques Brosse

Jacques Brosse, né le 21 août 1922 à Paris et mort le 3 janvier 2008, est un naturaliste, historien des religions et philosophe français. Il fut ordonné moine bouddhiste dans la tradition zen et a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet.

Le chant du loriot

Octavia Butler

Kindred est un roman de l’écrivain américain Octavia E. Butler, qui inclut le voyage dans le temps et est basé sur des récits d’esclaves. Il a été publié pour la première fois en 1979 et est toujours largement diffusé.  Genres : récit néo-esclavagiste utilisant le cadre de la science-fiction

Dana, l’héroïne du roman, se réveille à l’hôpital le bras amputé. Les policiers lui posent des questions sur les circonstances de la perte de son bras et lui demandent si son mari Kevin, un homme blanc, la bat. Dana leur dit que c’était un accident et que Kevin n’est pas à blâmer. Quand Kevin leur rend visite, tous deux ont peur de dire la vérité parce qu’ils savent que personne ne les croira.

Un voyage dans le temps commence.

Kindred

 

Le projet de Sophie Johanna Kaiser a éveillé deux réflexions, outre celles directement surgies lors de ma recherche et sélection des dix ouvrages ou poèmes préférés de ma vie. La première de ces réflexions a été de remarquer mon goût pour les commencements, associé à une certaine indifférence aux conclusions des œuvres. La seconde, et pas la moindre en importance, a été de ne pas retenir l’auteur qui a pourtant le plus compté, non seulement dans ma vie professionnelle (puisque je lui ai consacré une thèse), mais dans ma vie de sujet. Il s’agit du logicien américain Charles Sanders Peirce (1839-1914), auteur d’une pensée triadique de la vie des signes (un tournant épistémologique dans le monde de la linguistique et de la sémiotique dites européennes). Pourquoi donc ne figure-t-il pas, tout naturellement, dans ma liste ? C’est que l’immense intérêt que je lui ai porté, et lui porte encore, n’est pas lié au plaisir de la lecture. J’ai lu Peirce plus que tout autre auteur pendant des décennies, mais pour l’intelligence de sa conception du monde et de la pensée, pas pour son écriture.

Ivan Calbérac

Après avoir obtenu une maîtrise en mathématiques à l’université Pierre-et-Marie-Curie, puis un DESS de droit et gestion de la communication audiovisuelle à la Sorbonne, il se forme en tant que comédien à l’École de La Belle de Mai et se produit sur les planches, au Théâtre de Trévise et au Théâtre de la Main d’or. En 1995, il écrit et réalise son premier court métrage intitulé Trop de chance. Suivront deux autres courts-métrages dont Les Années indigestes en 1996, pour lequel il remporte le Grand prix du scénario au Festival de Clermont-Ferrand.

Venise n’est pas en Italie

Italo Calvino

Italo Calvino, né le 15 octobre 1923 à Santiago de Las Vegas (Cuba) et mort le 19 septembre 1985 à Sienne (Italie), est un écrivain italien et un philosophe du XXe siècle. Calvino est à la fois un théoricien de la littérature, un écrivain réaliste, mais aussi et surtout, pour le grand public, un fabuliste plein d’humour : sa production très riche fait de lui l’un des plus grands écrivains italiens de la période moderne. Parallèlement à l’écriture littéraire, Italo Calvino a collaboré à divers scénarios pour le cinéma.

Le Baron perché

Monté à douze ans dans les arbres, Côme, baron du Rondeau, décide de ne plus jamais en descendre. Nous sommes en 1770. Des années plus tard, toujours perché, il séduira une marquise fantasque et recevra Napoléon en grande pompe.

https://www.babelio.com/livres/Calvino-Le-Baron-perche/1499

Albert Camus

Albert Camus est issu d’une famille qui vit en Algérie comme colons depuis 1871, à la troisième génération. Il avait des racines françaises du côté de son père et espagnoles du côté de sa mère. Il est né dans un vignoble de la colonie de Saint-Paul (Chebaïta Mokhtar en arabe)

« Le Mythe de Sisyphe » est un essai d’Albert Camus, publié en 1942, Il fait partie du ” cycle de l’absurde “, avec Caligula (pièce de théâtre, 1938), L’Étranger (roman, 1942) et Le Malentendu (pièce de théâtre, 1944).

Dans cet essai, Camus introduit sa philosophie de l’absurde: la recherche en vain de sens de l’homme, d’unité et de clarté, dans un monde inintelligible, dépourvu de Dieu et dépourvu de vérités ou valeurs éternelles. Est-ce que la réalisation de l’absurde nécessite le suicide? Camus répond: « Non, elle nécessite la révolte. »

Le Mythe de Sisyphe

Marie Cardinale

Simone Odette Marie-Thérèse Cardinal, dite Marie Cardinal, est une romancière française née le 3 mars 1928 à Alger et morte le 9 mai 2001 à Valréas. Son premier roman, Écoutez la mer, paraît en 1962. La Clé sur la porte, publié en 1972, connaît un certain succès et est adapté au cinéma par Yves Boisset, dans un film que Marie Cardinal jugera être une « trahison épouvantable ». C’est néanmoins avec son livre Les Mots pour le dire, publié en 1975 chez Grasset, qu’elle connaît un immense succès. Le livre sera adapté au cinéma en 1983 par le réalisateur José Pinheiro.

De 1953 à 1960, elle enseigne la philosophie, à Salonique (à l’École française), Lisbonne, Vienne et Montréal, puis met un terme à sa carrière professorale pour se tourner vers le journalisme, collaborant à différents hebdomadaires tels que L’Express ou encore Elle.

Les mots pour le dire

Lewis Carroll

Pseudonyme de Charles Lutwidge Dodgson, né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire, et mort le 14 janvier 1898 à Guildford, est un romancier, essayiste, photographe amateur et professeur de mathématiques britannique. Il vivait et travaillait à Oxford. Il est principalement connu pour son roman Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (1865). Issu d’une famille anglicane plutôt conservatrice (liée à la Haute Église), il a fait ses études à la Christ Church d’Oxford, avant d’y enseigner. C’est là qu’il rencontre Alice Liddell, fille du doyen Henry Liddell, avec qui il noue une relation à l’origine d’Alice au pays des merveilles, bien qu’il l’ait toujours nié.

Chaiko Chaiko

Nommé Claude Payen, Le roi singe est un personnage très populaire en Chine et au Japon. Ses aventures ont été reprises au théâtre et à l’opéra, puis de nos jours dans des séries télévisées, des dessins animés, des bandes dessinées et même des jeux vidéo. Cette légende ancienne a été rendue célèbre par un livre écrit au XVIe siècle par Wu Cheng’en dont le titre est traduit en français de différentes manières : Le Roi des singes, La Pérégrination vers l’Ouest, Le Singe pèlerin ou encore Le Voyage en Occident. Les multiples aventures du singe sont racontées en deux parties, mais à l’opéra, ne sont repris en général que quelques épisodes de cette longue histoire.

Jung Chung

Wild Swans est une œuvre autobiographique histo-biographique de l’écrivain chinois Jung Chang, né en 1952 et publié en 1991. Jung Chang présente l’histoire de sa famille en Chine entre 1909 et 1978, avec sa grand-mère Yufang, sa mère Baoqin et elle-même comme personnages principaux.

Wild Swans

Bernard Clavel

Autodidacte, il s’est formé à la peinture et à l’écriture. Au début des années 1950, ses premiers articles paraissent dans le quotidien Le Progrès de Lyon. Par la suite, des commissions ont été chargées d’éditer des textes de pièces radiophoniques pour la radio. En 1956, il publie son premier roman, L’Ouvrier de la nuit, parrainé par Hervé Bazin et Marcel Aymé. Le livre, selon ses propres mots “jeté sur le papier en quelques jours et nuits fiévreux”, marqua le début d’une œuvre de toute une vie,

Les Colonnes du ciel

Pablo Coelho

Paulo Coelho est né le 24 août 1947 à Rio de Janeiro ; son père était ingénieur appartenant à la classe moyenne brésilienne. Il est brièvement emprisonné en 1974 sous le prétexte d’avoir commis des gestes subversifs contre la dictature brésilienne, et torturé durant son emprisonnement. Après cette expérience, Paulo Coelho aspire à une vie ordinaire. Il est alors journaliste spécialisé dans la musique brésilienne, puis il travaille chez Polygram. Il est un romancier et un interprète brésilien. Il a acquis une renommée internationale avec la publication de L’Alchimiste, vendu à 85 millions d’exemplaires. Les années 1960 voient l’explosion internationale du mouvement hippie. Paulo y souscrit, ainsi qu’à tous ses excès. À l’âge de 23 ans, il abandonne sa ville natale pour voyager à travers le Mexique, le Pérou, la Bolivie et le Chili, ainsi qu’à travers l’Europe et l’Afrique du Nord. Deux ans plus tard, il revient au Brésil et commence à composer des paroles de chansons populaires, travaillant avec des musiciens tels que Raul Seixas. Leur association est un succès, et leur collaboration contribue à changer le visage de la scène rock brésilienne.

O Diário de um Mago

Albert Cohen

Albert Cohen, né à Corfou, le 16 août 1895, mort à Genève le 17 octobre 1981, est un écrivain, dramaturge et poète suisse romand dont l’œuvre est fortement influencée par ses racines juives. D’abord diplomate, militant sioniste jusqu’en 1944, il publie son premier roman en 1930 mais ce n’est qu’en 1968 qu’il connaît la consécration littéraire avec Belle du Seigneur.

Belle du seigneur

Colette

Colette (Sidonie-Gabrielle Claudine Colette) née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye, Département Yonne (Bourgogne) A partir de 1939, elle souffre d’une arthrite progressive des articulations de la hanche, ce qui lui rend la vie plus difficile et l’attache de plus en plus à son appartement. Un texte autobiographique imprimé en 1941 s’appelait De ma fenêtre. Pendant l’occupation allemande du nord de la France et les actions antisémites du gouvernement français de Vichy, elle a réussi à libérer son mari juif de prison et à le faire disparaître.

En 1942, elle remporte l’un de ses plus grands succès avec le court métrage de fiction Gigi, imprimé sous forme de livre en 1944. Peu à peu, Colette est devenue la grande dame de la littérature française de la première moitié du siècle. Elle écrivait et publiait, était lue et filmée, donnait des conférences et voyageait, honorée comme pratiquement aucun autre écrivain avant elle.

La naissance du jour

Le blé en herbe

Marcel Conche

Marcel Conche, né le 27 mars 1922 à Altillac, est un philosophe français spécialiste de métaphysique et de philosophie antique.

Corsica

Archibald Joseph Cronin

Archibald Joseph Cronin (* 19. Juli 1896 in Cardross, Schottland; † 6. Januar 1981 in Montreux, Schweiz) Les clés du Royaume est un roman sur la tolérance. Un vieux prêtre écossais, le père Francis Chisholm, au caractère peu conventionnel et en proie aux critiques, se rappelle son enfance tourmentée avec la mort de ses parents, sa vocation soudaine, ses efforts pour vivre et partager son appel à l’amour et à la tolérance, de l’Écosse à l’Extrême-Orient. Le roman évoque les soixante dernières années du prêtre qui fut missionnaire en Chine et qui traversa guerres, famines et épidémies.

Les clés du Royaume

Kitty Crowther

Kitty Crowther est la fille d’un père anglais et d’une mère suédoise. Elle est née le 4 avril 1970 à Uccle, Bruxelles trois ans après sa sœur. Son enfance a eu une influence sur sa vision des choses et ses futurs livres. Elle est née malentendante et commence à parler seulement à 4 ans. À cause de ses problèmes auditifs elle rêve beaucoup et regarde le monde à travers les livres. « En tant que malentendante, je vois un peu à travers les gens et je suis toujours étonnée de la différence entre l’apparence et la réalité. C’est déstabilisant de ne pas pouvoir s’appuyer sur ce qu’on entend. Alors je lis la manière de se tenir, la manière de bouger… » Dans ses albums, Kitty Crowther n’aborde pas les thèmes classiques de la littérature enfantine mais plutôt des sujets essentiels de la vie : l’amitié, la solitude, la perte d’un être cher (Moi et Rien), et aussi des sujets plus quotidiens: la peur du noir (Scritch scratch dip clapote !) l’attente, le temps qui passe (Alors ?), les petites réussites de chaque jour (la série Poka et Mine). La nature est également très présente dans ses albums.

Les origines anglaise, suédoise, hollandaise et belge de Kitty Crowther ont donné naissance à un univers singulier empreint à la fois de “nonsense” britannique et de mystère, de fantaisie et de gravité.

Kitty Crowther dessine et fait parler beaucoup d’animaux dans ses albums. L’illustratrice laisse cependant une grande place au doute. Entre un animal déguisé en humain ou le contraire, la frontière est floue. Son parti pris est que ses personnages ne soient jamais complètement identifiables afin de ne pas les enfermer dans un genre. Elle leur donne « une présence consciente », à la limite du réel et de l’imaginaire.

Mon ami Jim

Marie Darrieussecq

Marie Darrieussecq, née le 3 janvier 1969 à Bayonne, est une écrivaine française. Elle est aussi traductrice et a exercé la profession de psychanalyste. Ses livres explorent les non-dits et les territoires délaissés de la littérature. Son œuvre dense est marquée par un renouvellement constant des genres et des registres. Elle est publiée aux éditions P.O.L. Son premier roman Truismes, publié à l’âge de 27 ans, qui relate la métamorphose d’une femme en truie, rencontre un succès mondial. Vendu à plus de 1 million d’exemplaires en France et à l’étranger, il est traduit dans une quarantaine de langues. En 2013, elle reçoit le prix Médicis et le Prix des Prix pour son roman Il faut beaucoup aimer les hommes. En 2019, elle devient titulaire de la Chaire semestrielle d’écrivain en résidence de Sciences Po à Paris.

Pierre Déom

Pierre Déom (né le 15 avril 1949 à Pouru-aux-Bois) est un instituteur et naturaliste français, inventeur, rédacteur, dessinateur et principal artisan du journal de vulgarisation scientifique sur la nature.

Hulotte

Louis René Des Forêts

Louis René Pineau des Forêts dit Louis-René des Forêts, né le 28 janvier 1916 dans le 16e arrondissement de Paris et mort le 30 décembre 20002 dans le 14e arrondissement de Paris, est un écrivain français. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages largement commentés par la critique.

Ses débuts littéraires datent de l’Occupation. Entre 1941 et 1943, il écrit Les Mendiants, publiés par Gallimard, et suivis en 1946 du Bavard, presque ignoré du public. Des Forêts se lie d’amitié avec Raymond Queneau et André Frénaud. Après une année de travail avec le jeune éditeur Robert Laffont, il se retire en province. Il publie dans plusieurs revues : L’Arbalète, Les Lettres nouvelles, La Nouvelle Revue française. En 1953, il revient à Paris et participe chez Gallimard à la conception de l’Encyclopédie de la Pléiade, avec Raymond Queneau. Il se lie alors d’amitié avec Michel Gallimard, Robert Antelme, Georges Bataille et Maurice Blanchot. Il fonde en 1954 le Comité contre la guerre d’Algérie, avec Dionys Mascolo, Edgar Morin et Robert Antelme. En 1960, il publie La Chambre des enfants, prix des Critiques. En septembre de la même année, il est un des signataires du Manifeste des 121 sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie.

De 1966 à 1983, des Forêts est membre du comité de lecture de Gallimard. En 1967, il fonde la revue L’Éphémère, avec Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Paul Celan, Jacques Dupin, Michel Leiris et Gaëtan Picon ; il fait également paraître au Mercure de France Les Mégères de la mer. Chez le même éditeur paraît en 1997 son dernier ouvrage, Ostinato, autobiographie fragmentée dont la rédaction a été entreprise dès 1975 et dont la NRF, L’Ire des vents, Art Press, La Quinzaine littéraire et Le Cahier du refuge ont donné des extraits ou des ébauches entre 1984 et 1994.

Pour moi, la fin des livres n’est pas importante, souvent je ne la lis pas. Le récit ou l’intrigue dans son ensemble pourrait se terminer par plusieurs fins imaginables.  En revanche, le début d’un livre, la première phrase ou section, est déterminant pour moi, que je le lise ou non.  L’important pour moi, ce ne sont pas des livres entiers, mais souvent une seule page, une section ou même une seule phrase.  Cela reste important dans ma vie.

Anne Dufourmantelle

Anne Dufourmantelle, née le 20 mars 1964 à Paris et morte le 21 juillet 2017 à Ramatuelle, est une psychanalyste et philosophe française. Anne Dufourmantelle meurt le 21 juillet 2017 des suites d’un arrêt cardiaque, en tentant de sauver l’enfant d’une amie de la noyade sur la plage de Pampelonne.

Mère de trois enfants, elle est jusqu’à sa mort la compagne de l’écrivain Frédéric Boyer. Clara, sa fille aînée, lui rend hommage dans Libération.

Avant sa mort survenue en 2017, Anne Dufourmantelle avait remis son dernier manuscrit à son éditrice. Il est publié en 2018, sous le titre Souviens-toi de ton avenir. Ce roman met en scène des guerriers mongols du XIVe siècle qui cherchent à gagner le Pacifique en passant par la Chine et un groupe d’historiens qui se réunit dans une librairie à Paris.

Marguerite Duras

Marguerite Duras — nom de plume de Marguerite Donnadieu — est une femme de lettres, dramaturge, scénariste et réalisatrice française, née le 4 avril 1914 à Gia Định (près de Saïgon), alors en Indochine française, et morte le 3 mars 1996 à Paris. Par la diversité et la modernité de son œuvre, qui renouvelle le genre romanesque et bouscule les conventions théâtrales et cinématographiques, elle est une auteure importante de la seconde moitié du XXe siècle, quelles que soient les critiques qui aient pu être adressées à ses œuvres.

La douleur

Fernanda Eberstadt

Fernanda Eberstadt (née en 1960 à New York) est une écrivaine américaine.

En 1998, Eberstadt est partie vivre sur un vignoble dans les Pyrénées françaises, à la périphérie de la ville de Perpignan. Elle se lie d’amitié avec une famille de musiciens tziganes français. Son premier ouvrage de non-fiction, Little Money Street, In Search of Gypsies and Their Music in the South of France, qui dépeint cette amitié, est sorti chez Knopf en mars 2006.

Little money street

Mathias Enard

Mathias Énard, né le 11 janvier 1972 à Niort, est un écrivain et traducteur français, prix Goncourt 2015 pour son roman Boussole. Mathias Énard, après une formation à l’École du Louvre, suit des études d’arabe et de persan à l’INALCO. Après de longs séjours au Moyen-Orient, il s’installe en 2000 à Barcelone. Il y anime plusieurs revues culturelles. Il traduit deux ouvrages, l’un du persan, et l’autre de l’arabe. Il participe aussi au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris et, en 2010, il enseigne l’arabe à l’université autonome de Barcelone. En 2015, le prix Goncourt lui est décerné pour son roman Boussole qui traite de la vision de l’Orient par l’Occident. En 2019 il collabore au Monde des livres pour une rubrique hebdomadaire : « Des poches sous les yeux ».

Boussol

Annie Ernaux

Annie Ernaux, née Duchesne le 1er janvier 1940 à Lillebonne (Seine-Maritime), est une femme de lettres française, professeure de lettres. Son œuvre littéraire, pour l’essentiel autobiographique, entretient des liens étroits avec la sociologie et sa vie.

En 2017, elle est lauréate du Prix Marguerite-Yourcenar, décerné par la Société civile des auteurs multimédia, pour l’ensemble de son œuvre.

La place

Sebastian Faulks

Sebastian Charles Faulks (* 20 avril 1953 à Newbury, Angleterre) est un journaliste britannique et un romancier à succès. Faulks est le fils du juge Peter Ronals et de sa femme Pamela (Lawless) Faulks. Son frère est Edward Faulks, le baron Faulks.

Chants d’oiseaux

Eva Forest

Eva Forest, pseudonyme de Genoveva Forest i Tarrat, née en 1928 à Barcelone et morte le 19 mai 2007 à Fontarrabie, est une femme de lettres et militante politique espagnole, engagée dans la lutte contre la dictature franquiste, contre la torture, et pour les droits des femmes. Elle fut notamment accusée d’avoir participé à l’élaboration de plusieurs attentats (assassinat de Luis Carrero Blanco, attentat au café Rolando (es)) avec l’ETA (organisation terroriste basque luttant contre la dictature franquiste, pour l’indépendance basque). Elle fut alors arrêtée en 1974, torturée et emprisonnée à Madrid (Cárcel de Yeserías (es). Jugée par un conseil de guerre, elle fut ensuite libérée en 1977.

Journal et lettres de prison

Maurice Genevoix

Maurice Genevoix, né le 29 novembre 1890 à Decize et mort le 8 septembre 1980 à Xàbia (Espagne), est un écrivain et poète français. L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les Hommes, entre l’Homme et la nature, mais aussi entre l’Homme et la mort. Alors qu’il est héritier du réalisme, son écriture est servie par une mémoire vive, le souci d’exactitude, et le sens poétique. Normalien, il admire tout autant l’éloquence des artisans ou des paysans. D’une grande vitalité malgré ses blessures reçues lors de la Première Guerre mondiale près du village des Éparges, en avril 1915, et animé de la volonté de témoigner, il écrit jusqu’à ses derniers jours. Son œuvre, portée par le souci de perpétuer ce qu’il a tenu pour mémorable, produit d’une grande longévité littéraire, rassemble 56 ouvrages. Il est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son roman Raboliot (prix Goncourt 1925). Il a cependant dépassé le simple roman du terroir par son sobre talent poétique qui, associé à sa profonde connaissance de la nature, a donné des romans-poèmes admirés comme La Dernière Harde (1938) ou La Forêt perdue (1967).

Il a également témoigné des épreuves de la génération qui a fait la Grande Guerre (1914-1918), particulièrement dans Ceux de 14, recueil de récits de guerre rassemblés en 1949. Il s’est aussi penché plus largement et plus intimement sur sa vie en écrivant une autobiographie : Trente mille jours, publiée en 1980.

Raboliot

Didier Goupil

Né en 1963, Didier Goupil enseigne le français au collège. Après avoir fait un séjour, en tant qu’écrivain, à la D.R.A.C. de la région Centre, il a obtenu, en 1990, la bourse littéraire de la Fondation Del Duca. Didier Goupil a publié deux recueils de nouvelles et plusieurs romans, notamment La Mie des livres (Castor Astral, 1997), Femme du monde (Balland, 2001), Le Jour de mon retour sur terre (Serpent à plume, 2003), La Lettre à Anna (Fayard, 2005) et Castro est mort! (Rocher, 2007)

Julien Gracq

Julien Gracq, nom de plume de Louis Poirier, né le 27 juillet 19101 à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) et mort le 22 décembre 2007 à Angers, est un écrivain français.

Si Au château d’Argol, son premier roman, fortement influencé par le romantisme noir et par le surréalisme, avait attiré l’attention d’André Breton, c’est avec Le Rivage des Syrtes, et surtout le spectaculaire refus de son auteur de recevoir le prix Goncourt en 1951, que Julien Gracq s’est fait connaître du public. Reconnaissance paradoxale pour cet écrivain discret qui s’est effacé derrière une œuvre protéiforme et originale, en marge des courants dominants de la littérature de son époque (voire en opposition), qu’il s’agisse de l’existentialisme ou du nouveau roman. Après avoir abandonné l’écriture de fiction, Julien Gracq publie à partir de 1970 des livres qui mélangent bribes d’autobiographie, réflexions sur la littérature et méditations géographiques.

Le rivage des syrtes

Meisheng Gu

Gu Meisheng (1926 – 2003) fut un maître chinois de tai-chi-chuan. Il est né à Shanghai en 1926. Il a étudié les sciences économiques Son professeur de littérature et philosophie, Yue Huan Zhi, deviendra son maître de tai-chi-chuan. Ce dernier eut lui-même comme maître Tung Ying-chieh, disciple de Yang Chengfu. Il a enseigné d’abord à Shanghai puis en France à partir de 1984. Pratiquant du taoïsme et du bouddhisme chan, il fut invité à la Sorbonne pour enseigner ces deux courants religieux. Par ailleurs il a donné une série de conférences sur le tai-chi-chuan au Collège de France. Il fut responsable de l’enseignement du français à l’université de médecine de Shanghai.

Le chemin de soufle

Thomas Harris

Thomas Harris, né le 11 avril 1940 à Jackson dans le Tennessee, est un journaliste et écrivain américain de langue anglaise spécialisé dans le thriller. Il est surtout connu pour sa série de romans mettant en scène le personnage d’Hannibal Lecter. Tous ses romans ont été adaptés au cinéma, le plus notable étant Le Silence des agneaux, qui est devenu le troisième film de l’histoire des Oscars, avec Vol au-dessus d’un nid de coucou et New York-Miami, à obtenir la quinte majeure (« Big Five ») aux Oscars.

Red Dragon

Hermann Hesse

Hermann Hesse (né le 2 juillet 1877 à Calw, royaume de Wurtemberg, Empire allemand – mort le 9 août 1962 à Montagnola, Suisse) est un romancier, poète, peintre et essayiste allemand puis suisse. Il a obtenu le prix Bauernfeld en 1905, le prix Gottfried Keller en 1936 en 1946, le prix Goethe et le prix Nobel de littérature et en 1954 l’Ordre du Mérite pour la science et les arts.

Siddhartha, le brahmane

Le roman se déroule en Inde au VIe siècle av. J.-C. et raconte l’histoire d’un jeune brahmane nommé Siddhartha et de son ami Govinda. De son père et d’autres prêtres, il apprend à connaître les Védas, leurs pensées philosophiques, leurs commandements religieux et leurs instructions pour les prières et les rituels. Hermann Karl Hesse, dont le pseudonyme est Emil Sinclair, a atteint la célébrité avec des œuvres en prose telles que Siddhartha ou Der Steppenwolf et avec ses poèmes (par exemple Stufen).

Siddhartha

Le jeu des perles de verre

Narcisse et Gomuld

Le loup des steppes.

Michel Houellebecq

Michel Houellebecq né Michel Thomas le 26 février 1956 à Saint-Pierre (La Réunion), est un écrivain, poète et essayiste français.

Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d’un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l’homme occidental dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix. Son œuvre est traduite en plus de 40 langues.

En parallèle de ses activités littéraires, il est également lecteur de ses propres textes, réalisateur et acteur, s’illustrant notamment en 2014 dans deux films : L’Enlèvement de Michel Houellebecq et Near Death Experience.

Les particules élémentaires

Nancy Huston

Née le 16 septembre 1953 à Calgary en Alberta au Canada, est une femme de lettres francocanadienne, d’expression anglaise et française. Elle vit à Paris en France, depuis les années 1970.

Sa carrière de romancière débute en 1981 avec Les Variations Goldberg. Douze ans plus tard, avec Cantique des plaines, elle revient pour la première fois à sa langue maternelle et à son pays d’origine. Comme le roman est refusé par les éditeurs anglophones, elle se résigne à le traduire en français et s’aperçoit que la traduction améliore l’original. Depuis, elle utilise cette technique de double écriture pour tous ses romans, se servant exclusivement du français pour ses essais et articles.

Nancy Huston est également musicienne, jouant du piano, de la flûte et du clavecin. La musique est une source d’inspiration pour plusieurs de ses romans, et elle fait souvent des lectures en musique avec des amis chanteurs ou instrumentistes.

Karl Jung

Carl Gustav Jung est un médecin psychiatre suisse né le 26 juillet 1875 à Kesswil et mort le 6 juin 1961 à Küsnacht, en Suisse alémanique. Fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Son œuvre est liée à la psychanalyse de Sigmund Freud, dont il a été l’un des premiers défenseurs et dont il se sépara par la suite en raison de divergences théoriques et personnelles.

L’homme et ses symboles

Franz Kafka

Nee 3. juillet 1883 à Prague et mort le 3 juin 1924 à Kierling. Il est considéré comme l’un des écrivains majeurs du XXe siècle.

Surtout connu pour ses romans Le Procès (Der Prozeß) et Le Château (Das Schloß), ainsi que pour les nouvelles La Métamorphose (Die Verwandlung) et La Colonie pénitentiaire (In der Strafkolonie), Franz Kafka laisse cependant une œuvre plus vaste, caractérisée par une atmosphère cauchemardesque, sinistre, où la bureaucratie et la société impersonnelle ont de plus en plus de prise sur l’individu. Hendrik Marsman décrit cette atmosphère comme une «objectivité extrêmement étrange…»

L’œuvre de Kafka est vue comme symbole de l’homme déraciné des temps modernes. D’aucuns pensent cependant qu’elle est uniquement une tentative, dans un combat apparent avec les «forces supérieures», de rendre l’initiative à l’individu, qui fait ses choix lui-même et en est responsable.

Imre Kertész

L’écrivain juif hongrois Imre Kertész a transformé son témoignage de la déportation en fiction, car selon lui le vocabulaire ne peut rendre compte de la folie qu’il y a connue. Plongée dans une oeuvre clairvoyante et pessimiste, qui lui a valu le Prix Nobel de littérature en 2002.

Imre Kertész part à 5 ans dans un pensionnat car ses parents se séparent, et aucun ne décide de le garder avec lui. Lorsqu’il a 14 ans, en 1944, alors qu’il avait été chassé de l’école parce qu’il était juif, il est arrêté par les gendarmes, et déporté à Auschwitz. Il ignore ce qui l’attend. Il reste un an en détention et doit sa survie au fait d’avoir menti sur son âge : en prétendant avoir 16 ans et non 14, il est déclaré apte au travail et donc utile au camp, et ainsi, sauvé. Une fois libéré par les Américains et de retour en Hongrie où il apprend que son père est mort en déportation, Kertész vit sous le joug d’un second totalitarisme, et ce pendant 40 ans. On entend l’écrivain, dans ce documentaire, dire que cette autre dictature est peut-être ce qui l’a obligé à survivre au lieu de se suicider, comme Primo Levi et tant d’autres. Imre Kertész crée pour se sentir libre tout en vivant sous un régime autoritaire. Il gagne très modestement sa vie en écrivant de mauvaises comédies musicales, et met 13 ans à terminer Etre sans destin, commencé en 1959.

Etre sans destin

Publié en France en 1998, le roman se distingue d’autres textes de déportation par son absence de pathos. La psychanalyste Laurence Kahn explique dans son documentaire en quoi ceci est la marque de fabrique de Kertesz : il veut davantage que l’empathie et la plainte, qui autorisent la bonne conscience et la mémoire courte.

Milan Kundera

Né à Brno, en Tchécoslovaquie (de nos jours la République tchèque), Milan Kundera est issu d’une famille où l’art et la culture sont considérés comme très importants. Son père Ludvík Kundera (1891-1971), est un célèbre musicologue et pianiste, recteur de l’académie de musique de Brno; il apprend très tôt le piano à son fils. La musique tiendra une place non négligeable dans la vie et dans l’œuvre de Milan Kundera. L’Insoutenable Légèreté de l’être  est le cinquième roman de Milan Kundera, écrit en 1982 et publié pour la première fois en 1984, en France.

Ayant émigré en France en 1975, il a obtenu la nationalité française le 1er juillet 1981, peu de temps après l’élection de François Mitterrand. Milan Kundera a écrit ses premiers livres en tchèque, mais utilise désormais (depuis 1993) exclusivement le français. Il reçoit le prix Médicis étranger en 1973 pour La vie est ailleurs, le prix Jérusalem en 1985, le prix Aujourd’hui en 1993 pour Les Testaments trahis, le prix Herder en 2000, le grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre en 2001, le prix mondial Cino Del Duca en 2009 et le prix de la BnF en 2012. Son nom a été plusieurs fois cité sur les listes du Prix Nobel de littérature. Son œuvre est traduite dans plus d’une quarantaine de langues. Depuis 1985 Kundera n’accorde plus d’entretiens, mais accepte de répondre par écrit. Toute information à propos de sa vie privée est scrupuleusement contrôlée par lui. Sa biographie officielle dans les éditions françaises se résume à deux phrases : Milan Kundera est né en Tchécoslovaquie. En 1975, il s’installe en France

La vie est ailleurs

L’Insoutenable Légèreté de l’être

David Le Breton

David Le Breton (né le 26 octobre 1953) est professeur à l’Université de Strasbourg, membre de l’Institut universitaire de France et chercheur au laboratoire Dynamiques Européennes, Anthropologue et sociologue français, il est spécialiste des représentations et des mises en jeu du corps humain qu’il a notamment étudiées en analysant les conduites à risque. En 2007, il publie son premier roman noir « Mort sur la route » qui reçoit le Prix Polar Michel Lebrun. Il est spécialiste dans les représentations et les mises en jeu du corps humain, ses recherches sont toujours marquées par une quête personnelle remontant à son adolescence.

Du silence

https://www.babelio.com/livres/Le-Breton-Du-silence/690686

Les usages sociaux et culturels accordent à la parole et au silence une alternance qui varie d’un lieu à l’autre et d’une personne à l’autre. Cependant, face au silence les uns éprouvent un sentiment de recueillement, de bonheur tranquille, tandis que d’autres s’en effraient et cherchent dans le bruit ou la parole une manière de se défendre de la peur.
En effet, le silence favorise un retour du refoulé quand le rempart du sens que fournit le bruit se dérobe …

Violette Leduc

Violette Leduc est une romancière française, née le 7 avril 1907 à Arras (Pas-de-Calais) et morte le 28 mai 1972 à Faucon (Vaucluse)

Fille illégitime d’une bonne, jamais reconnue par son père – un riche bourgeois d’Arras – Leduc grandit dans de mauvaises conditions. Elle a eu sa première relation sexuelle violente (décrite dans Thérèse et Isabelle) avec un camarade de classe au pensionnat – et a été expulsée de l’école. Elle a ensuite vécu avec un jeune professeur de musique pendant neuf ans. Pendant la guerre, elle a écrit pour divers magazines féminins et maisons de couture. Dans sa vie amoureuse, les drames se sont succédés – des années de passions non partagées pour Simone de Beauvoir et plusieurs hommes homosexuels, envers lesquels elle se sentait, déçue, comme un “sexe neutre”. Un court mariage malheureux avec un photographe s’est soldé par un divorce et un avortement, qu’elle a ensuite – à une époque où c’était encore totalement illégal – décrit en détail dans son roman Ravages.

Elle avait déjà publié cinq livres et reçu des éloges sans réserve des plus grandes figures littéraires de son temps – Beauvoir, Camus, Jean Genet, Nathalie Sarraute – lorsqu’elle a fait sa percée en 1964 avec son autobiographie La Bâtarde. Le livre a connu un grand succès, elle est elle-même une personnalité connue. Son extravagance à la mode et son comportement provocateur ont amusé le public.

https://www.fembio.org/biographie.php/frau/biographie/violette-leduc/

Ravages

  La Bâtarde

Frederic Leonoir

Frédéric Lenoir, né le 3 juin 1962 à Madagascar, est un sociologue, écrivain et conférencier français, docteur de l’École des hautes études en sciences sociales.

Auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, il écrit aussi pour le théâtre et la télévision. Il a publié plusieurs ouvrages de sociologie et d’histoire des religions, des romans traduits dans une vingtaine de langues, des livres sur les crises du monde qui appellent à une responsabilité individuelle et collective et des essais qui popularisent la philosophie auprès d’un large public.

Coeur de cristal

Aldo Leopold

Aldo Leopold (11 janvier 1887 – 21 avril 1948) est un forestier, écologue et écologiste américain. Il a influencé le développement de l’éthique environnementale moderne et le mouvement pour la protection des espaces naturels. Aldo Leopold est considéré comme l’un des pères de la gestion de la protection de l’environnement aux États-Unis. Il a pratiqué la pêche et la chasse tout au long de sa vie. Leopold critiqua vivement le mal qu’il pensait être fréquemment fait aux espaces naturels par la propriété souveraine sur les terres. Il espérait que la sécurité et la prospérité résultant de la mécanisation donneraient désormais aux gens du temps pour réfléchir à l’importance de la Nature et d’en apprendre davantage sur ce qui s’y passe. Leopold écrivit l’Almanach d’un comté des sables (A Sand County Almanac), livre lu par des millions de personnes, qui contribua à l’information publique, à la montée du mouvement de protection de l’environnement et à un intérêt accru des populations pour l’écologie. De même, les travaux de la Société des espaces naturels et de Leopold furent des précurseurs du mouvement autour de la Journée mondiale de l’environnement.

Publié en 1949, peu de temps après la mort de Leopold, l’Almanach d’un conté des sables est une combinaison d’histoire naturelle et de philosophie. Ce livre est principalement connu pour la citation suivante, qui définit son éthique : « Une chose est juste lorsqu’elle tend à préserver l’intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté biotique. Elle est injuste lorsqu’elle tend à l’inverse. »

Almanach du conté des sables

Howard Phillips Lovecraft

Howard Phillips Lovecraft  né le 20 août 1890 à Providence (Rhode Island) et mort le 15 mars 1937 dans la même ville, est un écrivain américain connu pour ses récits fantastiques, d’horreur et de science-fiction. Ses sources d’inspiration, tout comme ses créations, sont relatives à l’horreur cosmique, à l’idée selon laquelle l’être humain ne peut pas comprendre la vie et que l’univers lui est profondément étranger. Ceux qui raisonnent véritablement, comme ses protagonistes, mettent toujours en péril leur santé mentale. Le nom de Lovecraft est associé à l’horreur ; ses écrits, notamment ceux du Mythe de Cthulhu (terme que n’a cependant jamais employé Lovecraft, mais qui sera utilisé par August Derleth), ont influencé des auteurs partout dans le monde et on retrouve des éléments lovecraftiens dans des romans, des films, de la musique, des bandes dessinées, des dessins animés et des jeux vidéo. De nombreux écrivains contemporains (Stephen King, Bentley Little, Joe R. Lansdale, Alan Moore, Neil Gaiman et Charles Stross, entre autres) ont cité Lovecraft comme source d’inspiration principale de leur œuvre.

La couleur tombée du ciel

Malcolm Lowry

Clarence Malcolm Lowry (* 28 juillet 1909 à Birkenhead ; † 27 juin 1957 à Ripe, East Sussex) était un écrivain britannique. En septembre 1936, il se rend d’abord à Los Angeles, d’octobre à décembre 1936 par bateau de San Diego à Acapulco puis à Cuernavaca (Mexique). C’est ici que Malcolm Lowry a écrit la première version de son roman Under the Volcano jusqu’en 1937. En juillet 1938, Malcolm Lowry quitte le Mexique et retourne à Los Angeles via Nogales. C’est dans cette ville qu’il a commencé à travailler sur la deuxième version de Under the Volcano. Lowry s’est ensuite rendu en voiture à Vancouver, au sud-ouest de la province de Colombie-Britannique, sur la côte ouest du Canada. Lowry a travaillé sur la troisième version du roman Under the Volcano. De 1947 à 1949, il a effectué de nombreux voyages à travers les Amériques. Quelques jours après un voyage dans le Lake District, Lowry est mort en 1955 d’une overdose de somnifères.

Under the Volcano

Kathrine Mansfield

Katherine Mansfield (14 octobre 1888 – 9 janvier 1923), nom de plume de Kathleen Mansfield Murry née Beauchamp, est une écrivaine et une poétesse britannique d’origine néo-zélandaise. Puisant son inspiration tout autant de ses expériences familiales que de ses nombreux voyages, elle contribua au renouvellement de la nouvelle moderniste avec ses récits basés sur l’observation et souvent dénués d’intrigue. Katherine Mansfield meurt à 34 ans. Avec Tchekhov, elle est considérée comme le fondateur de la nouvelle moderne.

https://www.fembio.org/biographie.php/frau/biographie/katherine-mansfield/

La garden-party

Mathieu Mátegot

Mathieu Matégot (4 Avril 1910 – Février 2001) était un Hongrois / français designer et artiste matériel. Il a été l’un des plus célèbres designers français des années 1950. Matégot, volontaire pour l’armée française au début de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), a été fait prisonnier et libéré en 1944. En tant que prisonnier, il a travaillé dans un des accessoires mécaniques de fabrication usine, où il a appris les techniques et le potentiel de la feuille métal. Après avoir été libéré, il est naturalisé en tant que citoyen français.

André Parinaud, Mathieu Matégot (1990). Mathieu Matégot: Tapisseries, peintures, mobilier, [exposition], Angers, 5 juillet 1990-6 janvier 1991, Musée Jean Lurçat

Carlson Mc Cullers

Elle abandonne une partie de son nom en 1930 pour se faire appeler Carson. Elle écrit sa première nouvelle, Sucker, à l’âge de 16 ans. Après des études à l’Université Columbia, puis à l’Université de New York, elle publie, en 1936, une nouvelle intitulée Wunderkind et commence à travailler sur son premier roman Le cœur est un chasseur solitaire, initialement intitulé Le Muet.

En 1937, elle épouse Reeves McCullers et s’installe à Charlotte, Caroline du Nord, où elle achève Le Muet, publié sous le titre Le cœur est un chasseur solitaire en 1940 : elle a alors 23 ans. L’année suivante, en 1941, paraît un deuxième roman, Reflets dans un œil d’or, qu’elle dédie à Annemarie Schwarzenbach, dont elle est tombée follement amoureuse. En 1946, elle publie son troisième roman, Frankie Addams (The Member of the Wedding), rencontre Tennessee Williams et part voyager en Europe avec son mari. À la suite de problèmes de santé, elle tente de se suicider en 1947 et est hospitalisée à New York. En 1952, elle s’installe en France avec son mari, dans l’Oise, à Bachivillers. L’année suivante, après le suicide de son mari, elle rentre aux États-Unis. Son quatrième et dernier roman, L’Horloge sans aiguilles, est publiée en 1961. Elle est décédée en 1967 à New York.

La ballade du café triste

 

Les livres qui m’ont le plus attiré et occupé sont les livres sur l’art, la création et le design.

Leila Menchari

Leïla Menchari, née en 1927 à Tunis, est une décoratrice, créatrice et féministe tunisienne. Leïla Menchari naît en 1927 à Tunis. Son père est un avocat issu d’une famille de propriétaires terriens du nord de la Tunisie, connu pour avoir plaidé l’obtention de pensions de guerre pour de nombreux Tunisiens ayant combattu aux côtés de Français durant la Première et Seconde Guerre mondiale. Sa mère, Habiba Menchari, petite-fille du dernier sultan de Touggourt et greffière de justice, est connue également pour ses conférences sur l’émancipation des femmes. Adolescente, elle fait la connaissance d’un couple anglo-américain qui la prend sous son aile : Jean et Violet Henson. Dans leur maison de Hammamet, l’enfant s’initie à l’horticulture, aux senteurs, aux couleurs, et croise des personnalités artistiques de l’époque, dont Man Ray, Jean Cocteau, Christian Bérard ou encore Serge Lifar. En 1943, elle commence des études à l’École des beaux-arts de Tunis. En 1948, elle entre à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Elle y est notamment l’élève de Roger Chapelain-Midy.

À Paris, elle côtoie Azzedine Alaïa. Elle rencontre aussi le couturier Guy Laroche, qui en fait son mannequin vedette. Mais, à la suite du décès de sa mère, la jeune femme décide d’arrêter de faire le clown sur un podium et de reprendre les pinceaux. Entrée en contact avec la décoratrice d’Hermès, Annie Beaumel, elle travaille pour les décorations de cette maison, au numéro 24 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, une occupation qu’elle pense alimentaire par rapport à son désir de donner libre cours à ses créations. Elle conçoit par ailleurs des gants, des sacs et des vêtements, y compris un manteau commandé par la star María Félix. Elle a également des responsabilités dans quelques-unes des manufactures acquises par le groupe, dont la cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche.

Marie-Béatrice Baudet, « Leïla Menchari, magicienne en chef »

Malika Mokkedem

Malika Mokeddem étudie à Oran et à Paris. En 1979, elle se rend à Montpellier pour commencer une formation spécialisée en néphrologie. De 1989 à 1995, elle a été médecin dans le quartier des immigrés de Montpellier. En 1985, elle a commencé sa carrière d’écrivaine en tant qu’écrivaine migrante. Elle a publié huit romans, dont deux autobiographiques. Malika Mokeddem est la fille d’une famille nomade.

Les hommes qui marchent

Edgar Morin

Edgar Nahoum, dit Edgar Morin, né le 8 juillet 1921 à Paris, est un sociologue, médiologue et philosophe français. Penseur de la complexité, il définit sa façon de penser comme « co-constructiviste » en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ». Ses parents sont des Juifs originaires de Salonique de lointaine ascendance italienne. Il grandit dans un environnement non pratiquant, sa famille étant « moderne et laïcisée depuis trois générations ». Fils unique, il perd sa mère à dix ans, son père est commerçant. En 1936, pendant la guerre d’Espagne, son premier acte politique est d’intégrer une organisation libertaire, « Solidarité internationale antifasciste », pour préparer des colis à destination de l’Espagne républicaine. En 1938, il rejoint les rangs du Parti frontiste, petite formation de la gauche pacifiste et antifasciste. Il obtient une licence en histoire et géographie et une licence en droit (1942), et entre alors dans la Résistance communiste, en 1942, au sein des « forces unies de la jeunesse patriotique ». Directeur de recherche émérite au CNRS depuis 1993, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen et en Amérique latine, et jusqu’en Chine, Corée, Japon. Il a créé et préside l’Association pour la pensée complexe (APC).

Morin a écrit plusieurs ouvrages revenant sur son passé, dont Autocritique en 1959, Vidal et les siens en 1989, Itinérance en 2006 et Mon chemin en 2008. Depuis 2012, il est marié à la sociologue Sabah Abouessalam, avec qui il a rédigé le livre L’homme est faible devant la femme (Presses de la Renaissance, 2013).

Anne Morrow Lindberg

Anne Morrow Lindbergh est une écrivaine et aviatrice américaine née Anne Spencer Morrow. Fille cadette de Dwight Morrow, ambassadeur des Etats-Unis au Mexique, elle rencontre Charles Lindbergh à Mexico au cours de la tournée triomphale que fait l’aviateur avec le Spirit of St Louis après sa traversée de l’Atlantique. Ils se marient le 27 mai 1929.

Elle apprend le pilotage et la navigation aérienne avec son mari et participe avec lui à plusieurs raids, devenant ainsi une pionnière américaine de l’aviation. Ensemble, ils battent ainsi le record de vitesse de la traversée des États-Unis. Ils sont baptisés par la presse “Le couple du ciel”.

Lorsqu’ils quittent les États-Unis, en 1935, à l’issue du procès du meurtrier de leur fils, pour s’installer en Angleterre, elle se remet à écrire (elle écrivait des poèmes quand elle a rencontré Lindbergh). Elle raconte leurs vols dans deux récits, “Le monde vu de haut” et “Le vent se lève” (préfacé par Antoine de Saint-Exupéry). Ils auront ensemble six enfants, dont l’aîné, Charles Junior, sera enlevé le 1er mars 1932 et retrouvé mort le 12 mai malgré le paiement d’une rançon (l’enfant aurait été tué accidentellement lors de l’enlèvement lorsque son kidnappeur l’a laissé tomber de l’échelle qu’il avait utilisée pour atteindre le premier étage de la maison).

Elle a été la première Américaine à obtenir sa licence de pilote de planeur, en 1930.

Son premier livre, publié en avril 1935, North to the Orient, qui raconte ses équipées aériennes avec son mari, est un best-seller et reçoit le National Booksellers Award.

En 1936, le couple assiste aux Jeux olympiques de Berlin. Alors que son mari note qu’Adolf Hitler est « un grand homme », son épouse critique « cette idée strictement puritaine qui a cours chez nous, selon laquelle les dictatures seraient forcément condamnables, mauvaises, instables, et qu’il ne peut en sortir aucun bien – idée à laquelle s’ajoute notre vision caricaturale de Hitler comme d’un clown, et aussi, naturellement, une très forte propagande hostile dans la presse juive »

Vincent Munier

Vincent Munier, né le 14 avril 1976 (43 ans) à Épinal, est un photographe animalier français.

Il est spécialisé dans les photographies dans des conditions hivernales. Son livre Blanc nature (2006) l’a fait connaître auprès du grand public.

TIBET, minéral animal

Carl Norac

Carl Norac est le fils du poète Pierre Coran (qui fut instituteur dans sa jeunesse) et de la comédienne Irène Coran. Il grandit dans une grande « cité populaire» selon ses propres termes, puis dans le Hainaut, où la nature et la forêt sont ses premières sources d’inspiration, pour des textes et surtout des poèmes. De son enfance, il garde, comme il le dit lui-même « une foi absolue en l’émerveillement », et était un lecteur « boulimique, passionné et nocturne.»

Les livre des beautés minuscules

George Perec

Georges Perec est un écrivain et verbicruciste français né le 7 mars 1936 à Paris 19e et mort le 3 mars 1982 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Membre de l’Oulipo à partir de 1967, il fonde ses œuvres sur l’utilisation de contraintes formelles, littéraires ou mathématiques, qui marquent son style. Il se fait connaître dès son premier roman, Les Choses. Une histoire des années soixante (prix Renaudot 1965) qui restitue l’air du temps à l’aube de la société de consommation. Suivent, entre autres, Un homme qui dort, portrait d’une solitude urbaine, puis La Disparition, où il reprend son obsession de l’absence douloureuse. Ce premier roman oulipien de Perec est aussi un roman lipogrammatique (il ne comporte aucun « e »). Paraît ensuite, en 1975, W ou le Souvenir d’enfance, qui alterne fiction olympique fascisante et écriture autobiographique fragmentaire. La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978), dans lequel il explore de façon méthodique et contrainte la vie des différents habitants d’un immeuble, lui apporte la consécration. En 2012 paraît le roman Le Condottière, dont il avait égaré le manuscrit en 1966 pendant un déménagement et qui ne fut retrouvé qu’en 1992, dix ans après sa mort. En 2017, il entre dans « La Pléiade ».

Charlotte Perriand

Charlotte Perriand est une architecte et designer française, née le 24 octobre 1903 à Paris où elle est morte le 27 octobre 1999. Sur le conseil de Robert Mallet-Stevens, Marie-Laure et Charles, vicomte de Noailles acquièrent une table de jeu pliante pour leur villa de Hyères. Alors remarquée par les deux architectes, elle commence une collaboration qui dure dix ans (1927-1937) avec Pierre Jeanneret et le cousin de ce dernier Le Corbusier, qui l’intègre dans l’équipe de son agence en lui confiant la responsabilité de « l’équipement de l’habitation ». Ce mobilier est édité par Thonet et plus récemment par Cassina (en). En 1929-1930, elle dessine un studio-bar pour l’hôtel particulier de Jean et Joël Martel, au n°10 rue Mallet-Stevens à Paris, achevé par Robert Mallet-Stevens en 1927 et également décoré à partir de 1928 par Francis Jourdain, ainsi qu’un siège de salle de bains en acier chromé et tissu éponge. À partir des années 1940, son style est fortement influencé par un long séjour en Extrême-Orient, et notamment au Japon de 1940 à 1942 (voir le mouvement Mingei). En 1982, une nouvelle école de design est créée pour la France : l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle, l’ENSCI – Les Ateliers dont elle sera marraine au côté de Jean Prouvé le parrain.

St. Jean Perse

Alexis Leger a passé son enfance dans les Antilles françaises. Il revient en France avec sa famille en 1899, où il étudie le droit et les sciences politiques à Bordeaux et à Paris. En 1914, il entre dans le service diplomatique et en 1916, il devient secrétaire de la légation à Pékin, fait des tournées en Corée, en Mongolie et au Japon. Après la Première Guerre mondiale, il devient conseiller du ministre français des Affaires étrangères Aristide Briand. En 1929, il est nommé directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères. En 1933, il devient secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, succédant à son ami et partisan de longue date, Philippe Berthelot.

En raison de son opposition à la politique d’apaisement envers l’Allemagne nationale-socialiste, Alexis Léger est démis de ses fonctions en 1940. Il a perdu sa citoyenneté française et tous ses biens ont été confisqués. Il a ensuite émigré aux États-Unis, où il a travaillé comme consultant pour la Bibliothèque du Congrès. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été réhabilité en France. Néanmoins, le diplomate Alexis Léger reste pour l’instant aux Etats-Unis et ne revient en France qu’en 1957 sous le nom de poète Saint-John Perse. En 1960, il a été élu membre honoraire de l’Académie américaine des arts et des lettres et en 1963, il a été élu à l’Académie américaine des arts et des sciences. La ville d’Aix-en-Provence abrite aujourd’hui un centre avec une bibliothèque pour l’étude de l’œuvre de Saint-Jean Perse. À Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, un musée a été installé dans un ancien bâtiment de style colonial.

Exil, 1942, Vents, 1946

Fernando Pessoa

Fernando António Nogueira Pessoa est un écrivain, critique, polémiste et poète portugais trilingue (principalement portugais, mais aussi anglais et, dans une moindre mesure, français. Né le 13 juin 1888 à Lisbonne, ville où il meurt des suites de son alcoolisme le 30 novembre 1935, il a vécu une partie de son enfance à Durban en Afrique du Sud.

Théoricien de la littérature engagée dans une époque troublée par la guerre et les dictatures, inventeur inspiré par Cesário Verde du sensationnisme ses vers mystiques et sa prose poétique ont été les principaux agents du surgissement du modernisme au Portugal.

Le grand livre de l’intranquillité

Francois Place

Francois Place, né en 1957, vit près de Paris. Il est l’un des artistes de livres d’images qui a le plus de succès en France.

Du pay des Amazones aux îles indigo

 

Les livres m’ont accompagné tout au long de ma vie et ont même conduit à la création d’une librairie. Ce qui est important, c’est le livre en tant qu’objet. Le papier, le format et, si possible, l’illustration ou les photographies présentées. La langue est bien sûr la plus importante, il y a la description d’un mimosa en fleur – c’est presque aussi fort que l’objet : les fleurs du mimosa.

Sylvia Plath

Sylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Primrose Hill (Londres), est une poétesse américaine, qui a écrit aussi un roman, des nouvelles, des livres pour enfants et des essais. Si elle est surtout connue pour sa poésie, elle tire également sa notoriété de The Bell Jar (en français, La Cloche de détresse), roman d’inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d’adulte. Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglophones, les féministes voyant dans son œuvre l’archétype du génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes, les autres voyant en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d’un suicide annoncé.

Francis Ponge

Francis Ponge est un écrivain, poète français, né à Montpellier le 27 mars 1899 et mort au Bar-sur-Loup, Alpes-Maritimes, le 6 août 1988. Il fréquente le groupe surréaliste, sans adhérer pleinement à ce mouvement. En 1915, il obtient la meilleure note de l’académie en philosophie pour une dissertation sur L’art de penser par soi-même. Il adhère au parti socialiste à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1937, il rejoint le parti communiste, où il restera 10 ans. Francis Ponge fait partie des 69 intellectuels français qui au côté de l’écrivain Gabriel Matzneff, a signé une tribune publiée le 26 janvier 1977. D’abord dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans.

La rage de l’expression

Jean Prouvé

Jean Prouvé (8 .4 1901 – 23 .3 1984). En 1916, il est contraint d’abandonner ses études à la suite de difficultés financières de la famille. Il entre en apprentissage chez le ferronnier Émile Robert à Enghien, puis en 1919 chez Paul Szabo. Son correspondant à Paris est André Fontaine, intellectuel progressiste qui marquera le jeune Prouvé comme l’ont marqué les artistes de l’École de Nancy : ne jamais copier. Après son service militaire, il monte en 1924 un atelier à Nancy, avec un prêt de Saint-Just Péquart, un intime de la famille, et conçoit dès cette première année sa « Chaise inclinable » en tôle d’acier pliée laquée et toile. Il collabore avec les architectes les plus prestigieux pour des bâtiments qui portent la marque de son intervention (le CNIT, tour Nobel à Paris-La Défense Jean de Mailly architecte, 1967 ; bâtiment V (Miollis) de l’UNESCO Paris, Bernard Zehrfuss architecte, 1969 ; siège du PCF à Paris, Oscar Niemeyer architecte, 1970). Réussite « morale » lorsque Prouvé est nommé président du Jury international pour le concours du Centre national d’art et de culture voulu par le président Georges Pompidou (1971). Imposant le projet de Renzo Piano et Richard Rogers, c’est en quelque sorte une part de son « héritage culturel » que nous livre Prouvé puisque dans ce bâtiment sont reconnaissables ses apports essentiels à l’architecture technologique, déjà présents dans le marché de Clichy quelque 35 ans plus tôt : structure en acier plié, façade-rideau en panneaux modulaires, mise en évidence des principes constructifs, flexibilité des espaces intérieurs, ainsi qu’une certaine désuétude qui rejoint aussi l’empirisme artisanal de Prouvé.

Primo Levi

Primo Levi, né le 31 juillet 1919 à Turin et mort le 11 avril 1987 à Turin, est un écrivain et docteur en chimie italien rendu célèbre par son livre Si c’est un homme, dans lequel il relate son emprisonnement au cours de l’année 1944 dans le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Monowitz.

Juif italien de naissance, chimiste de profession et de vocation, il entre tardivement dans une carrière d’écrivain orientée par l’analyse scientifique de cette expérience de survivant de la Shoah, dans le but de montrer, retranscrire, transmettre, expliciter. Il est l’auteur d’histoires courtes, de poèmes et de romans.

Si c’est un homme

 

Le souffle et la signification décrite du souffle dans la vie ont suscité mon intérêt pour le monde asiatique et finalement à plus de 20 ans j’ai commencé à pratiquer le Thai Chi et le Chi Gong.

Rainer Maria Rilke

René Karl Wilhelm Johann Josef Maria Rilke est un écrivain autrichien né le 4 décembre 1875 à Prague en Bohème et mort le 30 décembre 1926 à Montreux en Suisse. Au terme d’une vie de voyages entrecoupés de longs séjours à Paris, il s’installe en 1921 à Veyras dans le Valais pour soigner la leucémie qui l’emporte en quatre années. Poète lyrique voire mystique ayant beaucoup versifié en français à la fin de sa vie, il a également écrit un roman, Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, ainsi que des nouvelles et des pièces de théâtre et reste le traducteur de pièces importantes des poésies françaises et italiennes. Son œuvre propre marque, par une rupture avec la poésie objective, l’entrée dans la modernité de la littérature allemande peu avant qu’elle ne soit anéantie par le régime nazi.

Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard né en septembre 1524 au château de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois, et mort le 27 décembre 1585 au prieuré de Saint-Cosme en Touraine, est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

« Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, s’est portée aussi bien sur la poésie engagée et officielle dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que sur l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Continuation des amours, 1555 ; Sonnets pour Hélène, 1578).

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d’abord les formes de l’ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l’hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle !, Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le mètre « moderne » de l’alexandrin (Comme on voit sur la branche… Second Livre des amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène).

Francoise Sagan

Françoise Sagan est le pseudonyme de Françoise Quoirez, femme de lettres française née le 21 juin 1935 à Cajarc (Lot) et morte le 24 septembre 2004 à Honfleur (Calvados).

Elle devient célèbre dès son premier roman, Bonjour tristesse, publié en 1954 à l’âge de dix-huit ans. Elle est connue pour la « petite musique » de ses récits romantiques mettant en scène une bourgeoisie riche et désabusée, mais aussi pour défrayer régulièrement la chronique mondaine et judiciaire. Qualifiée de « charmant petit monstre » par François Mauriac, elle écrit également des biographies, des pièces de théâtre, des chansons, et collabore à l’écriture de scénarios et de dialogues de films.

Paule Salomon

Paule Salomon, née en 1940, est une philosophe et thérapeute française.

Dans les années 70, Paule Salomon, alors professeur de philosophie, a collaboré avec Nicolas Devil et André Bercoff au livre Tout, le livre des possibilités. Ensuite, elle a quitté l’enseignement pour aller vivre pendant dix ans en Polynésie française. C’est durant cette période qu’elle travailla à son livre La Femme Solaire. En 1992, elle publie son ouvrage, La Femme Solaire. En 1994, paraît La sainte folie du couple, ouvrage sur la psychologie et la symbolique du couple. En 1997, avec La brûlante lumière de l’amour, se termine la trilogie de Paule Salomon sur “l’art d’aimer”, qui est la base de son enseignement.

George Sand

George Sand pseudonyme d’Amantine Aurore Lucile Dupin, par mariage baronne Dudevant, est une romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire et journaliste française, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains les plus prolifiques, avec plus de 70 romans à son actif et 50 volumes d’œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques.

À l’image de son arrière-grand-mère, qu’elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d’une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu’elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d’Agoult signe ses écrits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.

Malgré de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d’Aurevilly, George Sand contribue activement à la vie intellectuelle de son époque, accueillant au domaine de Nohant ou à Palaiseau des personnalités aussi différentes que Franz Liszt, Frédéric Chopin, Marie d’Agoult, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Eugène Delacroix, Henri Chapu, conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu une grande amitié avec Victor Hugo par correspondance mais ces deux grandes personnalités ne se sont jamais rencontrées.

Elle s’est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l’Éclaireur, plaidant auprès de Napoléon III la cause de condamnés, notamment celle de Victor Hugo dont elle admirait l’œuvre et dont elle a tenté d’obtenir la grâce après avoir éclipsé Notre Dame de Paris avec Indiana, son premier roman. Son œuvre est abondante et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle à l’époque et qui divisa aussi bien l’opinion publique que l’élite littéraire. Puis George Sand ouvre ses romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imaginant une société sans classes et sans conflit (Mauprat, 1837 – Le Meunier d’Angibault, 1845). Elle se tourne ensuite vers le milieu paysan et écrit des romans champêtres idéalisés comme La Mare au diable (1846), François le Champi (1848), La Petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853). George Sand a abordé d’autres genres comme l’autobiographie (Histoire de ma vie, 1855) et le roman historique avec Consuelo (1843) où elle brosse, à travers la figure d’une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du XVIIIe siècle, ou encore Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858) qui multiplie les péripéties amoureuses et aventureuses dans le contexte des oppositions religieuses sous le règne de Louis XIII. Vers la fin de sa vie, elle écrit une abondante œuvre théâtrale, restée largement inédite de son vivant.

La mare au diable  La petite Fadette

Nathalie Sarraute

Nathalie Sarraute, Natalia (Natacha) Tcherniak née à Ivanovo-Voznessensk en Russie, le 18 juillet 1900, morte à Paris (France) le 19 octobre 1999, est une femme de lettres française d’origine russe. Elle est l’une des figures du Nouveau Roman à partir de la publication de L’Ère du soupçon en 1956

Jean Paul Sartre

Jean-Paul Charles Aymard Sartre né le 21 juin 1905 dans le 16e arrondissement de Paris et mort le 15 avril 1980 dans le 14e arrondissement, est un écrivain et philosophe français, représentant du courant existentialiste, dont l’œuvre et la personnalité ont marqué la vie intellectuelle et politique de la France de 1945 à la fin des années 1970. Écrivain prolifique, fondateur et directeur de la revue Les Temps modernes (1945), il est connu aussi bien pour son œuvre philosophique et littéraire qu’en raison de ses engagements politiques, d’abord en liaison avec le Parti communiste, puis avec des courants gauchistes, au sens léniniste du terme, plus particulièrement maoïstes, dans les années 1970. Intransigeant et fidèle à ses idées, il a toujours rejeté tant les honneurs que toute forme de censure ; il a notamment refusé le prix Nobel de littérature en 1964 ; exception notable, il a cependant accepté le titre de docteur honoris causa de l’Université de Jérusalem en 1976. Il refusa de diriger une série d’émissions télévisées qu’on lui proposait, parce qu’on y mettait comme condition la réalisation d’une maquette préalable, et expliqua : « Je n’ai plus l’âge de passer des examens. » Il contribua à la création du journal Libération, allant jusqu’à le vendre lui-même dans les rues pour donner plus de publicité à son lancement. Il a partagé sa vie avec Simone de Beauvoir, philosophe de l’existentialisme et féministe, avec laquelle il a formé un couple célèbre du XXe siècle. Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues. De 1949 jusqu’à sa mort, il a simultanément vécu une liaison avec Michelle Vian, la première épouse de Boris Vian, qui tape notamment ses textes à la machine en vue de leur parution dans la revue Les Temps modernes.

D’autres intellectuels ont joué pour lui un rôle important à différentes étapes de sa vie : Paul Nizan et Raymond Aron, ses condisciples à l’École normale supérieure ; Maurice Merleau-Ponty et Albert Camus dans les années d’après-guerre, puis Benny Lévy (alias Pierre Victor) à la fin de sa vie.

Selon de nombreux commentateurs et pour Sartre lui-même, sa vie est séparée en deux par la Seconde Guerre mondiale. On distingue alors deux grandes périodes dans l’œuvre sartrienne : une approche philosophique théorique axée sur l’ontologie de L’Être et le Néant (1943) ; puis une période plus pratique, où l’auteur cherche à appliquer sa méthode exposée dans la Critique de la raison dialectique (1960)5. Cette seconde période de son œuvre a fortement influencé les sociologues qualitativistes comme Erving Goffman.

Jean-Paul Sartre laisse derrière lui une œuvre considérable, sous forme de romans, d’essais, de pièces de théâtre, d’écrits philosophiques ou de biographies. Sa philosophie a marqué l’après-guerre, et il est, avec Albert Camus, un symbole de l’intellectuel engagé.

De son engagement dans la résistance en 1941 (engagement mis en doute en raison de son attitude trouble durant l’Occupationn), jusqu’à sa mort, en 1980, Sartre n’a cessé de défrayer la chronique.

Il fut en effet de tous les combats, pleinement et totalement engagé dans son époque, embrassant avec ferveur toutes les causes qui lui ont semblé justes. Comme un Voltairen du XXe siècle, Sartre aura milité inlassablement, jusqu’au bout de sa vie.

Les mains sales

Vikram Seth

Vikram Seth est né le 20 juin 1952 à Calcutta. Seth a fait ses études secondaires à la prestigieuse Doon School, il est un poète et écrivain indien (Bengali) d’expression anglaise. Il est surtout connu pour son roman fleuve. Un garcon convenable publié en 1993.

A suitable boy

Joan Sfar

Joann Sfar est issu d’une famille juive (séfarade) algérienne du côté de son père et ashkénaze ukrainienne du côté de sa mère. Sa mère Lilou est chanteuse et son père André Sfar est avocat engagé dans la lutte contre le néonazisme. Celui-ci fut l’adjoint de Jacques Médecin à la mairie de Nice. Sa mère meurt quand il a 4 ans ; il est élevé par son père et son grand-père (ancien résistant, médecin dans la brigade Alsace-Lorraine puis rabbin). À l’âge de 17 ans, il entretient une correspondance de plusieurs années avec l’auteur de bande dessinée Pierre Dubois, qui le soutient dans son projet de faire de la bande dessinée.

Dans les années 90 il rejoint l’atelier Nawak avec d’autres auteurs de l’Association, puis l’atelier des Vosges avec des auteurs comme Frédéric Boilet, Marjane Satrapi, ou Christophe Blain avec qui il collabore (Donjon, Socrate le demi-chien)

Il développe très vite un grand nombre de séries adultes et jeunesse (Petit Vampire, Sardine de l’espace), dans des formats classiques (Le Chat du rabbin, Donjon) ou plus novateurs (Klezmer ou ses Carnets autobiographiques).

Le bestiaire amoureux

 

Les livres pour enfants ont contribué à façonner ma vision du monde et de la vie. Même aujourd’hui, je trouve que certains livres pour enfants sont si importants que les adultes peuvent aussi s’en enthousiasmer. Un regard d’enfant ouvert à toutes les émotions m’a conduit à des poèmes et des textes, peu souvent écrits, transmis oralement dans la culture de Rome. Je me suis occupée de cela pendant longtemps, et cela m’a conduit plus loin dans leur mode de vie et leur musique que je respecte beaucoup.

Isaak B. Singer

Isaac Bashevis Singer (né Yitskhok-Hersh Zynger, en yiddish : יצחק באַשעװיס זינגער) est un écrivain juif polonais naturalisé américain, né le 21 novembre 1902 à Leoncin sur le territoire polonais sous l’occupation russe et décédé le 24 juillet 1991 à Surfside près de Miami, en Floride.

Auteur de romans en yiddish, il reçoit le prix Louis Lamed à deux reprises, puis le National Book Award en 1970 pour un ouvrage de littérature d’enfance et de jeunesse, puis en 1974 (ex æquo avec Thomas Pynchon). Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1978

« pour son art de conteur enthousiaste qui prend racine dans la culture et les traditions judéo-polonaises et ressuscite l’universalité de la condition humaine. »

gimpel le naïf

En 1953 parut dans la Partisan Review une nouvelle intitulée Gimpel le naïf, traduite du yiddish en anglais par Saul Bellow. Quelques jours après, Isaac Bashevis Singer était célèbre. Il y a dans ce merveilleux texte tous les éléments qui allaient faire de lui un des écrivains-phares du XXe siècle : le décor, un petit village juif polonais au siècle dernier ; les personnages, ces hommes, ces femmes si pauvres, ces rabbins, ces artisans, ces étudiants, ces ménagères, ces enfants à l’existence si difficile et soudain « illuminée par toutes les magies de l’esprit », pour reprendre la célèbre formule de Jean d’Ormesson. Autour de Gimpel le naïf sont rassemblées ici dix nouvelles, dont cinq étaient encore inédites en français ; les autres ont fait l’objet d’une nouvelle traduction.

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Gloria Georges Steinem Barris

Gloria Marie Steinem, née le 25 mars 1934 à Toledo dans l’Ohio, est une féministe américaine, journaliste et promotrice des droits des femmes. En 1971, elle est la fondatrice du Ms. Magazine avec Dorothy Pitman Hughes. Figure de la « seconde vague féministe », elle vise dans ses écrits à dévoiler les rouages de la société patriarcale. Elle se distingue d’autres féministes par son approche intersectionnelle, liant son militantisme féministe à la lutte des classes ou encore au combat en faveur des minorités. Défenseure du droit à l’avortement, elle s’oppose toutefois à la pornographie et au BDSM, rattachant ces sujets à la domination masculine. En 1969, Gloria Steinem publie un article intitulé « Après le pouvoir noir, la libération des femmes », qui lui vaut une renommée nationale comme leader féministe. En 2005, avec Jane Fonda et Robin Morgan, elle co-fonde le Women’s Media Center, une organisation qui vise à « rendre les femmes visibles et puissantes dans les médias ». Depuis mai 2018, elle voyage dans le monde entier en tant que conférencière sur les questions d’égalité.

Marilyn inconnue

Marilyn: Norma Jean (1986), illustrée par George Barris

Junichirô Tanizaki

Jun’ichirō Tanizaki (谷崎 潤一郎, Tanizaki Jun’ichirō) est un écrivain japonais né le 24 juillet 1886 à Tokyo et mort le 30 juillet 1965 dans la même ville. Son œuvre révèle une sensibilité frémissante aux passions propres à la nature humaine et une curiosité illimitée des styles et des expressions littéraires. Son surnom, de son vivant, de « Tanizaki le Grand » est « un signe parmi beaucoup d’autres […] du statut exceptionnel qui lui fut réservé. »

Les personnages de Tanizaki multiplient les meurtres sans scrupules, sans pitié et surtout sans remords. Infidélité, perfidie, trahison et félonie sont monnaie courante dans le monde de Tanizaki. Les formes traditionnelles du kabuki ou du théâtre populaire servent de paravent aux personnages, incarnations des valeurs immorales. Tandis que dans le théâtre traditionnel de la cruauté, le dénouement voit toujours les « bons » triompher, chez Tanizaki les « mauvais » auront le dernier mot.

Eloge de l’ombre

Anton Tchekhov

Anton Pavlovitch Tchekhov ou Tchékhov  (en russe : né le 17 janvier 1860 (29 janvier 1860 dans le calendrier grégorien) à Taganrog (Russie) et mort le 15 juillet 1904 à Badenweiler (Allemagne), est un écrivain russe, principalement nouvelliste et dramaturge. Tout en exerçant sa profession de médecin, il publie entre 1880 et 1903 plus de 600 œuvres littéraires ; certaines pièces souvent mises en scène à l’heure actuelle — La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania — font de lui l’un des auteurs les plus connus de la littérature russe, notamment pour sa façon de décrire la vie dans la province russe à la fin du XIXe siècle. Ami d’Ivan Bounine, de Maxime Gorki, de Fédor Chaliapine, d’Alexeï Souvorine, il est l’oncle de Mikhaïl Tchekhov, et le frère du peintre russe Nikolaï Tchekhov.

Chantal Thomas

Chantal Thomas, née en 1945, est une romancière, essayiste, dramaturge, scénariste, spécialiste de la littérature et universitaire française.

Elle est membre du Jury du prix Femina. Chantal Thomas a reçu en 2014 le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre, le prix Roger Caillois de littérature française et, en 2015, le Prix Prince Pierre de Monaco. Elle est officier de l’Ordre des Arts et des Lettres et officier de l’Ordre national du Mérite.

Ronald John Tolien

Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud) et a grandi en Angleterre. A partir de 1925, il fut professeur de philologie anglaise à Oxford et acquit rapidement une grande réputation comme l’un des philologues les plus respectés bien au-delà des frontières de l’Angleterre. Il aimait particulièrement les anciennes langues nordiques. Ses livres mondialement connus “The Hobbit”, “The Lord of the Rings” et “The Silmarillion” ont eu une influence décisive sur la littérature fantastique et ont été traduits dans plus de 60 langues.

Voyage en Terre du Milieu

Henry Troyat

Aslanovitch Tarassov; en russe moderne: né à Moscou (Empire russe) le 1er novembre 1911, mort à Paris (France) le 2 mars 20073, est un écrivain français d’origine russe, membre de l’Académie française. Il reçoit le prix Goncourt pour L’Araigne en 1938.

La lumìere des justes

Leon Uris

Exode est le titre d’un roman publié en 1958 par l’écrivain judéo-américain Leon Uris sur la genèse de l’État d’Israël. Le roman a été publié pour la première fois en anglais à New York en 1958. Le livre a été traduit dans plus de 50 langues. Le titre a été donné par le navire Exodus 1947, avec lequel plus de 4000 réfugiés juifs voulaient atteindre la Palestine en 1947. Le titre fait également allusion au livre Exode, qui décrit l’exode des Israélites d’Égypte et leur retour en Terre promise. Parmi les autres événements historiques inclus dans l’intrigue du roman, mentionnons l’affaire La Spezia, l’attentat à la bombe contre l’hôtel King David et l’évasion de la prison d’Akko.

L’intrigue principale d’Uris est basée sur le cours actuel de l’histoire. Cependant, il revendique une grande liberté littéraire. La situation des Juifs au Danemark occupé, dans le ghetto de Varsovie et dans le camp de concentration d’Auschwitz est décrite sur la base des des destins individuels dans les flash-back.

Exodus

Les livres m’ont conduit à une vie et une pensée réfléchie. Je me “rêve” en eux, je trouve de nouvelles dimensions intéressantes dans ma vie et dans celle des autres.

Paul Valérie

Paul Valéry est né le 30 octobre 18711 à Sète (Hérault) et mort le 20 juillet 1945 à Paris, est un écrivain, poète et philosophe français. Il commence en 1889 des études de droit. Cette même année, il publie ses premiers vers dans la Revue maritime de Marseille. La poésie qu’il rédige à cette époque s’inscrit dans la mouvance symboliste. En 1890, sa rencontre avec Pierre Louÿs sera déterminante pour l’orientation de sa vie de poète. Ce dernier lui présentera André Gide et l’introduira dans le cercle étroit de Stéphane Mallarmé. En 1894, il s’installe à Paris, où il commence à travailler comme rédacteur au ministère de la Guerre, et où il se lie avec Paul Léautaud. Il reste à distance de l’écriture poétique pour se consacrer à la connaissance de soi et du monde. Depuis 1900 jusqu’en 1922, secrétaire particulier d’Édouard Lebey, administrateur de l’agence Havas, il s’affaire chaque matin aux petites heures à la rédaction de ses Cahiers, journal intellectuel et psychologique dont l’essentiel n’est publié qu’après sa mort. En 1900, il épouse Jeannie Gobillard (1877-1970), cousine germaine de Julie Manet (fille de Berthe Morisot et d’Eugène Manet, frère d’Edouard Manet), cette dernière épousant le même jour Ernest Rouart. Les deux familles partageront leurs vacances dans la propriété « Le Mesnil », achetée par Berthe Morisot et Eugène Manet sur les bords de Seine. Alors qu’il est marié et approche de la cinquantaine, au commencement de sa célébrité, il entame en 1920 une liaison tumultueuse avec la poétesse Catherine Pozzi, alors âgée de trente-huit ans et séparée de son mari Édouard Bourdet. Cette relation durera huit ans et donnera lieu à une importante correspondance, par la suite détruite. La rupture douloureuse provoquera chez sa maîtresse des appréciations peu flatteuses à son encontre comme celle-ci « Il s’intéressait à l’intelligence, mais pas à l’esprit »

Après la Première Guerre mondiale, Paul Valéry devient une sorte de « poète officiel », immensément célèbre — peu dupe, il s’en amuse — et comblé d’honneurs. En 1924, il devient président du PEN club français, puis est élu membre de l’Académie française l’année suivante. Sous l’Occupation, Paul Valéry, refusant de collaborer, prononce, en sa qualité de secrétaire de l’Académie française, l’éloge funèbre du « juif Henri Bergson ». Cette prise de position lui vaut de perdre ce poste, comme celui d’administrateur du Centre universitaire méditerranéen de Nice. En 1942, il dédicace un de ses livres à Hélène Berr, ce qui décide la jeune femme à tenir son journal. Elle sera considérée comme « l’Anne Frank française ». Membre du Front national de la résistance, il meurt le 20 juillet 1945 au 40 rue de Villejust, quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Variété

Eupalinos ou l’architecte.

L’Âme et la Danse

Boris Vian

Boris Vian, né le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine) et mort le 23 juin 1959 à Paris (7e arrondissement), est un écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, musicien de jazz (trompettiste) et directeur artistique français. Ingénieur formé à l’École centrale, il s’est aussi adonné aux activités de scénariste, de traducteur (anglais américain), de conférencier, d’acteur et de peintre.

Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, il a publié plusieurs romans dans le style américain, parmi lesquels J’irai cracher sur vos tombes qui a fait scandale et lui valut un procès retentissant. Si les écrits de Vernon Sullivan ont attiré à Boris Vian beaucoup d’ennuis avec la justice et le fisc, ils l’ont momentanément enrichi à tel point qu’il pouvait dire que Vernon Sullivan faisait vivre Boris Vian. Il a souvent utilisé d’autres pseudonymes, parfois sous la forme d’une anagramme, pour signer une multitude d’écrits.

Boris Vian a abordé à peu près tous les genres littéraires : poésie, documents, chroniques, nouvelles. Il a aussi produit des pièces de théâtre et des scénarios pour le cinéma. Son œuvre est une mine dans laquelle on continue encore de découvrir de nouveaux manuscrits au XXIe siècle. Toutefois, sa bibliographie reste très difficile à dater avec précision, lui-même ne datant pas toujours ses manuscrits. Ainsi, Noël Arnaud dans les Vies parallèles de Boris Vian, et Claude J. Rameil qui ont fait des recherches très poussées, ne donnent pas les mêmes dates que les proches de l’auteur sur l’année de publication de certaines œuvres, notamment les Cent sonnets. Il meurt en 1959 (à 39 ans) à la suite d’un accident cardiaque survenu lors de la projection de l’adaptation cinématographique de son livre J’irai cracher sur vos tombes. Adepte d’Alfred Jarry et d’une certaine forme de surréalisme, son adhésion au Collège de Pataphysique, fait de lui un Satrape auquel le collège rend hommage en annonçant la mort apparente du «Transcendant Satrape».

Virginia Woolf

Virginia Woolf, née Adeline Virginia Alexandra Stephen le 25 janvier 1882 à Londres et morte le 28 mars 1941 à Rodmell (Royaume-Uni), est une femme de lettres anglaise. Elle est l’une des principales écrivaines modernistes du XXe siècle. Dans l’entre-deux-guerres, elle est une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunit des écrivains, artistes et philosophes anglais. Les romans Mrs Dalloway (1925), La Promenade au phare (1927), Orlando (1928) et Les Vagues (1937), ainsi que l’essai féministe Une chambre à soi (1929), demeurent parmi ses écrits les plus célèbres. En 1941, à l’âge de 59 ans, elle se suicide par noyade dans l’Ouse, près de Monk’s House, dans le village de Rodmell, où elle vivait avec son mari Leonard Woolf.

Mm Dalloway

To the Lightthouse

Orlando

Nuit et Jour

Emil Zola

Émile Zola est un écrivain et journaliste français, né le 2 avril 1840 à Paris, où il est mort le 29 septembre 1902. Considéré comme le chef de file du naturalisme, c’est l’un des romanciers français les plus populaires, les plus publiés, traduits et commentés au monde. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Sa vie et son œuvre ont fait l’objet de nombreuses études historiques. Sur le plan littéraire, il est principalement connu pour Les Rougon-Macquart, fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d’une époque et d’une génération particulière fait l’objet d’un roman. Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l’affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L’Aurore, de l’article intitulé « J’accuse… ! » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres la même année.

Germinal

L’Assommoir

 

L’un des livres m’a conduit à la décision d’étudier l’architecture. Plus tard, j’ai trouvé “l’espace” non seulement dans les structures construites mais aussi dans les domaines sociaux et artistiques. Je suis toujours préoccupée par les références possibles ou impossibles dans ces espaces.